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Crises de hoquet

Il m’arrive, de temps à autre, d’avoir une crise de hoquet dont les plus tenaces ont duré plusieurs heures, c’est une conséquence possible de la difficulté de déglutir, un effet de la maladie de Parkinson.
C’est en 2000 presque concomitamment qu’on identifia cette affectation et que ma première crise se présentera .
Cette crise avait été provoquée par un morceau de pomme, d’un certain volume, avalé inopinément en parlant la bouche pleine ; elle a duré plus ou moins vingt minutes et s’est terminée sans savoir pourquoi.
Les cas suivants ont permis d’identifier certaines circonstances susceptibles de déclancher un hoquet :
- attente prolongée ou retard du repas par rapport à l’heure habituelle,
- énervement ou stress préalable au repas lié ou non à celui-ci (recherche d’un restaurant, choix du plat,…)
- gros morceau d’aliment (frite, viande, pomme de terre, …) parfois stocké le long de la mâchoire par manque de déglutition avant d’être avalé sans être mâché,
- morceau très chaud avalé rapidement,
- parler en mastiquant de la nourriture solide,

Les crises provoquent des contractions du ventre, le blocage du transit vers l’estomac, des remontées du bol alimentaire dans l’œsophage sans possibilité de remettre, une sécrétion de salive baveuse qui ne passe pas le blocage,…

Lors d’une crise après une heure et demi, j’ai demandé d’être conduit aux Urgences d’un hôpital où lors de l’inscription, je me suis fait dire que « Tout hoquet vient du diaphragme ».

Me rappelant des exercices de kine à la suite de crampes du diaphragme et de yoga, plutôt que d’inspirer à fond, ce qui se fait spontanément, je vide les poumons et bloque ma respiration.
Si tôt dit si tôt fait et mon hoquet s’est arrêté au deuxième essai.

Cela a marché depuis à chaque cas, sauf une fois. L’attente du repas festif d’une communion durant un apéritif interminable m’avait fort stressé. L’entrée passe sans problème. Au deuxième morceau de viande, celui-ci glisse entre ma joue et ma mâchoire ; l’avalant sans le mâcher, un hoquet se déclenche.
Après plusieurs heures, durant lesquelles au stress précédent s’était ajouté celui causé par l’impossibilité de prendre mon Prolopa, j’ai pris du Gelsemium en 9 ch, ce qui m’a permis de vaincre mon anxiété anticipative, prendre mes médicaments anti Parkinsoniens et manger un peu après la fin du hoquet maîtrisé finalement selon la méthode décrite.
Il était 22 heures !

Michel De Waele
 

 

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