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Approche nutritionelle de la maladie de Parkinson

Introduction.

L’approche nutritionnelle de la maladie de Parkinson est basée sur le bon sens.  Toutes les indications alimentaires ont d’abord comme premier but d’apporter au quotidien la quantité de nutriments, de vitamines et d’oligoéléments qui permettent de maintenir l’intégrité de tous les  tissus cellulaires et plus particulièrement ceux du système nerveux.  De toute évidence une carence ne pourrait que favoriser les processus pathologiques.  En pratique, lorsque le malade  veille quotidiennement à l’équilibre de son alimentation,  il exprime assez rapidement une sensation de mieux-être.  Alors que le médecin objective une stabilisation ou un ralentissement  dans l’évolution de la maladie.  Dans un deuxième temps, l’alimentation permettra de lutter contre l’apparition des symptômes accompagnant souvent la maladie ( ex constipation,  la raideur musculaire…).  La littérature scientifique médicale ne donne pas d’étiologie précise de cette maladie.  Une des hypothèses  serait que l’atteinte neuronale découlerait  :

  • De l’altération de la fonction respiratoire des mitochondries
  • Du stress oxydatif par formation excessive de radicaux libresCes deux processus augmentent la vitesse du vieillissement cellulaire et les phénomènes de dégénérescence tissulaire. Le régime alimentaire devra permettre de soutenir la fonction physiologique et la durée de vie des mitochondries intracellulaires et de diminuer  la formation des radicaux libres en favorisant l’apport des anti- oxydants.  

Listes des vitamines et oligoéléments importants.

Bien entendu, cette liste de vitamines et d’oligoéléments est orientée en ce qui concerne la maladie de Parkinson.  

La vitamine A : indispensable à une bonne différenciation cellulaire.

La vitamine E : est un antioxydant luttant contre la dégénérescence et le vieillissement cellulaire.  Elle élimine certains radicaux libres et agit en synergie avec le sélénium. 

La vitamine F : est un précurseur de prostaglandines et augmente les défenses contre les atypies cellulaires.

La vitamine B1 : est très importante dans le métabolisme glucidique des cellules nerveuses.  En cas de carence, se développe de la fatigue musculaire, de la polynévrite, des troubles de l’attention et de la mémoire.  

La vitamine B2 : soutient la fonction respiratoire cellulaire par les mitochondries.

La vitamine B5 : se retrouve à haute dose dans le tissu nerveux central. Sa carence fait apparaître des crampes musculaires. 

La vitamine B6 : regroupe des vitamines indispensables au métabolisme des protéines et à la synthèse des acides nucléiques.  Une carence en vit B6 fait apparaître des déficiences du système nerveux central par une diminution de la synthèse de neurotransmetteurs. 

La vitamine B12 : joue un rôle fondamental dans la croissance cellulaire.  Une carence chronique donne des névrites. 

L’acide folique : Agit en complémentarité avec la vitamine B12 et intervient dans des actions enzymatiques du système nerveux central. 

La vitamine C : a un rôle d’antioxydant cellulaire. Elle participe au maintient de l’intégrité des mitochondries et favorise la synthèse des protéines.  Elle est particulièrement indiquée dans toutes les maladies dégénératives. 

Le magnésium : est fondamental pour la fonction des muscles striés et l’équilibre bioélectrique cellulaire du système nerveux. 

Le fer : est très important pour la respiration cellulaire 

Le zinc : permet de lutter contre la fabrication des radicaux libres.  Il est indispensable à l’action de nombreux enzymes cellulaires. 

Le manganèse :  intervient dans la régulation des neurotransmetteurs cérébraux. Il agit avec la vitamine B6 et le zinc. 

Le sélénium : possède une action antioxydante et aide à l’élimination des radicaux libres.  Il intervient dans le processus de vieillissement cellulaire et agit en synergie avec la vitamine E.  Sa carence favorise les maladies dégénératives. 

Le coenzyme Q10 : est très présent dans les mitochondries.  Il est indispensable à leur bon fonctionnement.  Une carence de coenzyme Q 10 semble impliquée dans la dégénérescence neuronale.    

L’alimentation.

 A)  Un apport quotidien, et si possible deux fois par jour,  de céréales complètes ou demi-complètes.

Il ne s’agit pas des céréales déshydratées souvent proposées pour les petits déjeuners dans les publicités.  Il s’agit du blé, de l’orge, de l’avoine, du riz…consommés sous leur forme complète et cuits à l’eau.  Les formes de vente sont multiples : semoule, flocon, farine, pâte…La nourriture actuelle en contient de très peu à pas du tout.  Ces céréales contiennent principalement les vitamines B et en moindre quantité la totalité des autres composants de la liste ci-dessus.L’absorption intestinale de ces vitamines et oligoéléments diminue très fortement quand elle rentre en compétition avec l’absorption des graisses animales.  C’est pourquoi, il faut les ingérer au moins une fois par jour, au cours d’un repas sans protéine animale (ni viande, ni fromage, ni œuf, ni poisson).  Le pain, de par sa qualité sèche,  ne donne pas une bonne biodisponibilité des vitamines du groupe B.   Il faut compter une quantité de céréales pesées avant cuisson de 100 à 200 gr, cuites à l’eau et consommées avec des légumes.  Si elles sont cuites au lait, elles sont consommées avec des aliments sucrés.  

B) Un apport quotidien d’un minimum de 250 gr de légumes cuits.

La plus part des oligoéléments sont absorbés à partir de l’ingestion des légumes cuits.  L’absorption intestinale diminue terriblement lors de l’ingestion de légumes sous leur forme crue.  Les légumes les plus importants en ce qui concerne la maladie de Parkinson, sont les légumes dont on mange les feuilles vertes foncées de préférence (ex : les bettes).  Il ne faut cependant pas négliger la quantité d’antioxydants qui se trouvent dans les légumes colorés.  Chaque couleur contient une prépondérance d’antioxydants différents (différence entre le poivron rouge, jaune, vert ou orange). 

C) L’ingestion minimale d’un quart de litre de lait de vache.

Pour une bonne ingestion du lait, il est important de le consommer exclusivement en dehors de tout repas salé, de fruits ou d’aliment acide (limonade).  Il se marie facilement aux céréales cuites. 

D)L’ingestion quotidienne d’une cuillère à soupe d’une huile riche en acides gras polyinsaturés.

L’huile de colza et de sésame de pression à froid sont conseillées, ingérées sans être chauffées. 

E)L’ingestion quotidienne d’un minimum de 250gr de fruits

Il faut préférer les fruits qui ne sont pas acides et de saison.  La valeur nutritive des fraises, myrtilles, framboises, groseilles et cassis, est particulière dans les pathologies du système nerveux. 

F)Aliments conseillés pour leurs apports nutritifs, plus occasionnels.

Les fèves, les lentilles vertes, les pois chiches se consomment fraichement cuits,  étant donné leur capacité à augmenter la fermentation intestinale.  De nouveau, pour des raisons de qualité d’absorption intestinale, ils ne se consomment pas au même repas que les protéines animales. 

La place des compléments alimentaires.

 Il faut donc intégrer tous ces éléments dans l’alimentation quotidienne.  Quand cela n’est pas possible, des compléments alimentaires sont prescrits sous forme de comprimés vitaminiques (ex : la vitamine « béviplex » compense  assez bien l’apport en vitamines B.)  Mais de nombreuses études médicales démontrent que les apports complémentaires sous forme pharmaceutique, ne donnent pas de résultats aussi performants que lorsque les apports sont couverts par l’alimentation naturelle.  En ce qui concerne les antioxydants ingérés sous forme pharmaceutique,  ils deviendraient à une dose excessive ou s’ils ne sont pas en carence, à une destruction cellulaire prématurée.  Ils ont alors un effet délétère et opposé à celui recherché.   

Le taux de coenzyme Q10 est souvent plus faible chez les patients parkinsoniens. En cas de carence,  un apport complémentaire peut améliorer les symptômes.  Mais les dosages ne sont pas encore bien étudiés.  De plus,  il y a toujours cette crainte d’aggravation paradoxale encas d’apport excédentaire sous forme pharmaceutique.

 

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