| Thérapie comportementale et traitement de l'incontinence dans la maladie de Parkinson |
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Mardi, 18 Octobre 2011 09:46
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Au cours du développement de la maladie de Parkinson, différents symptômes urinaires peuvent apparaître parmi les troubles non-moteurs de la maladie. Ceux-ci sont souvent associés de façon significative avec une certaine morbidité et un impact sur la qualité de vie (mesuré par exemple par le questionnaire Quality Of Life). L'incontinence urinaire en est un symptôme important. A cet effet, 17 patients atteints de la maladie de Parkinson et âgés de plus de 50 ans ont pu compléter les différentes étapes de cette recherche. En particulier, ils avaient présenté au moins 4 épisodes d'incontinence urinaire sur une période de 7 jours. L'approche de thérapie comportementale consistait en 5 visites toutes les deux semaines, comportant en particulier des séances d'entraînement à la contraction exclusive des muscles du plancher pelvien dans différentes positions, et un accompagnement à la gestion de la situation d'urgence et du flux urinaire. Les résultats de cette étude ont été importants. Parmi les 17 participants à l'étude, 71% d'entre eux sont parvenus à une réduction de 50% des épisodes d'incontinence urinaire qui disparurent même totalement chez 41% des participants. De façon importante, aucun d'entre eux n'a démontré d'augmentation dans la fréquence des épisodes d'incontinence urinaire. En conclusion, l'approche par thérapie comportementale conduite chez des patients atteints de maladie de Parkinson et présentant des crises d'incontinence urinaire en a réduit significativement la survenue, parallèlement à une augmentation de la qualité de vie et une baisse des autre symptômes urinaires. En particulier, l'intérêt de cette approche réside dans l'absence de prise médicamenteuse. Par Harold Mouras (Amiens) |